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5 bonnes raisons de devenir végétarien (ou du moins d’essayer de le devenir)

5 bonnes raisons de devenir végétarien (ou du moins d’essayer de le devenir)

Être végétarien, c’est faire le choix de ne plus manger de viande, par goût, mais aussi par conviction personnelle ou encore écologique. Contrairement aux végétaliens, ou véganes, les végétariens continuent de consommer des produits issus des animaux. Mais pourquoi devenir végétarien ? Il y a plein de bonnes raisons, que ce soit pour vous, la planète… ou les animaux !

1. Parce que l’élevage intensif est néfaste pour la planète

Pour élever des animaux, il faut bien évidemment les nourrir. L’élevage intensif ne permet pas de nourrir les animaux d’herbe fraîchement broutée dans les prés. À la place, on leur donne des céréales… qu’il faut cultiver. Et là, ça demande de l’eau, mais aussi d’agrandir les surfaces de culture : elles n’ont de cesse de grignoter du terrain. C’est essentiellement la culture de soja qui est développée pour nourrir les animaux. Résultat : on assiste à une déforestation de masse, en particulier des forêts naturelles en Amérique du Sud, dans le Gran Chaco, une région à cheval sur l’Argentine, le Paraguay et la Bolivie. En plus de faire disparaître une partie de la biodiversité, ce sont aussi des populations autochtones qui sont impactées par ces déforestations, chassées de leurs terres.

Quant à l’eau nécessaire pour produire un 1 kg de viande bovine, si le chiffre de 15 000 litres est avancé, l’Inrae, Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, nuance ces chiffres : sur les 15 000 litres est compté l’eau dite verte, l’eau de pluie captée par les sols et évapotranspirée par les plantes. Elle représenterait 95 % de cette quantité d’eau. La véritable quantité d’eau nécessaire serait de 50 à 70 litres. Soit peu ou prou une douche. Il n’empêche qu’à l’échelle de la planète, cela fait un peu froid dans le dos. Enfin, il y a la pollution de l’eau induite par l’élevage : les déjections animales se retrouvent dans les rivières et autres. Et quand on sait qu’elles contiennent des nitrates, mais aussi de nombreux antibiotiques, on peut se dire que tout ça n’est pas vraiment engageant.

2. Manger trop de viande est mauvais pour la santé

Si vous ne le faites pas pour la planète, faites-le pour vous ! Même le Plan National Nutrition Santé recommande, sur le site Mangerbouger.fr, de ne consommer que 500 g de viande rouge hors volaille par semaine… Même si les raisons à cette limitation de consommation ne sont pas explicites. Selon la WWF, un Français consomme ainsi en moyenne 60 kg de viande par an : c’est trop ! Les études sont formelles : la consommation de viande rouge augmente les risques cardiovasculaires et serait cancérogène. Elle favorise aussi l’obésité. Enfin, les viandes contiennent beaucoup d’antibiotiques… 

3. Nous n’avons pas besoin de manger de viande pour vivre

Eh non, malgré tout ce que les lobbyistes de l’industrie de la viande peuvent bien dire, consommer de la viande n’est pas indispensable pour couvrir nos besoins en protéines. Vous pouvez aussi :
- consommer des œufs ;
- manger du tofu ;
- cuisiner des légumineuses (accompagnées de produits céréaliers ou pommes de terre) ;
- consommer des céréales complètes ;
- penser aux produits laitiers.
Sans compter les noix et graines oléagineuses, certains légumes… En gros, en ayant une alimentation très variée, vos besoins en protéines quotidiens seront forcément couverts.

4. Pour arrêter de faire souffrir des animaux doués de sensibilités

65 milliards d’animaux sont tués à travers le monde chaque année ! Parce qu’on ne vit plus auprès de ces animaux que l’on mange, qu’on les voit en barquette sans forcément établir le lien entre le gentil animal et ce morceau de viande, on ne fait plus preuve d’empathie pour ces bêtes. Les études sont pourtant formelles : philosophes, éthologues, scientifiques ont conclu que les animaux ressentent la douleur et certains éprouvent des émotions. Alors certes, l’homme est omnivore, mais il n’est pas obligé de faire souffrir inutilement les pauvres bêtes qu’il mange. Or, on le sait désormais, notamment grâce aux reportages-chocs de L214, association de défense des animaux, que les méthodes d’abattage sont peu contrôlées, et font place à des maltraitances, volontaires ou non.

5.  Pour découvrir de nouvelles saveurs

En ne mangeant pas de viande, votre alimentation va sensiblement changer, sans même vous en rendre compte. En mangeant plus de légumineuses et de céréales, vous découvrirez de nouveaux plaisirs gustatifs : à vous les houmous, steaks végétaux, chili sans carne ! De même, le tofu peut se révéler délicieux mariné. Quant au tempeh, c’est une alternative encore plus intéressante : sa texture est proche de la viande et il contient plus de protéines, de vitamines et de fibres que son cousin le tofu.

Si vraiment vous ne voyez pas votre vie sans une belle entrecôte de temps en temps ou un poulet rôti au four, pas de souci : choisissez bien votre viande, auprès d’un petit éleveur qui offre des conditions de vie décente aux animaux – par exemple en plein air – et une alimentation digne de ce nom. La qualité, plutôt que la quantité, c’est déjà un pas !

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