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Huiles essentielles : naturelles mais pas sans danger !

Huiles essentielles : naturelles mais pas sans danger !

L’utilisation des huiles essentielles pour se soigner est une pratique qui s’est beaucoup développée ces dernières années. Rhume, toux, ou même migraine, elles permettent de pallier de nombreux maux. Mais l’aromathérapie, bien qu’elle utilise des substances naturelles, n’est pas dénuée de dangers. Suivez le guide, pour un usage en toute sécurité !

Les huiles essentielles : c’est quoi ?

Contrairement à ce qu’on pourrait pensait, les HE ne sont pas des huiles. Véritables concentrés de nature, ces produits odorants liquides sont obtenus à partir de matières végétales, dont on a séparé la phase aqueuse par différents procédés, comme l’expression à froid, notamment pour les HE d’agrumes, ou par distillation à la vapeur d’eau. Une très grande quantité de plantes est nécessaire pour en extraire de l’huile essentielle : il est donc important de faire le choix d’HE françaises, voire locales, et certifiées AB mais aussi d’en faire un usage modéré pour préserver la planète.
Des huiles essentielles : les dangers pour les femmes enceintes
La grossesse est une période sensible : les échanges entre le bébé et la maman se font à travers le placenta qui agit comme un filtre. Mais certaines substances passent au travers et peuvent représenter un danger pour le fœtus. C’est notamment le cas pour les huiles essentielles. Ces dernières sont donc généralement déconseillées lors du 1er trimestre, période la plus sensible de la grossesse où le système nerveux de bébé se développe. Un usage raisonné devra être fait concernant le deuxième et le troisième trimestre, par voie olfactive de préférence, mais toujours en demandant conseil : pas d’automédication durant la grossesse ! Menthe poivrée, eucalyptus ou encore sauge officinale aux propriétés abortives, ces HE les plus souvent utilisées sont à bannir, elles, toute la grossesse.

Les bébés et les huiles essentielles

L’aromathérapie paraît une bonne idée pour soigner les petits maux naturellement sans médicament. Elle semble donc tout indiquée pour traiter les petits bouts. Et pourtant, elles peuvent présenter là encore des risques. Un usage est déconseillé avant 7 ans par voie orale, et prohibé, quelle que soit la forme, avant 3 ans, en raison des risques de convulsions. Aucune HE ne peut être utilisée avant 3 mois : en cas de souci, surtout si votre petit bout a de la fièvre, une consultation est indispensable ! Les huiles essentielles de ravinstara ou encore d’orange douce sont néanmoins inoffensives si vous limitez leur utilisation à 1 goutte par jour avec de l’huile végétale en application, ou utilisée en diffusion pour la lavande.

Les HE : les limites à leur utilisation

Au-delà des bébés et des femmes enceintes, le reste de la population peut aussi courir un danger en utilisant des huiles essentielles. Pour vous donner une idée, quinze huiles essentielles sont même interdites à la vente libre : elles ne peuvent être vendues exclusivement par les pharmaciens (vous pouvez en découvrir la liste sur le site de l’ANSM ici). Certaines sont ainsi dites neurotoxiques : elles peuvent provoquer des convulsions ou même des crises épileptiques en raison des cétones qu’elles contiennent. C’est le cas par exemple de l’HE de sauge officinale, qui contient de la thuyone, ou de la lavande aspic, qui elle comporte du camphre. D’autres HE peuvent être photosensibilisantes, si vous vous exposez au soleil, allergisantes, ou toxiques pour le système rénal (HE de sapin, de genévrier) ou encore pour le foie. Sans pour autant les exclure totalement, elles sont donc à manier avec d’infimes précautions. Les risques sont aussi davantage présents lorsque les HE sont utilisées par voie orale ou cutanée.

Enfin, les personnes souffrant d’asthme et d’épilepsie sont à risque : la prudence est de mise. De même, si vous prenez des médicaments, attention : les HE, qui contiennent près d’une centaine de molécules, peuvent interagir avec celles des traitements allopathiques.

Utiliser des huiles essentielles en toute sécurité

- Avant d’écouter les conseils de la cousine de l’amie de votre tante qui connaît un aromathérapeute, vérifiez par vous-même l’innocuité de l’HE que vous voulez utiliser et son utilisation. Certaines ne doivent pas être absorbées oralement.
- Demandez toujours conseil à votre pharmacien qui est à même de vous indiquer les précautions à prendre ou consultez un aromathérapeute.
- Évitez une utilisation prolongée sans pause (aussi appelée « fenêtre thérapeutique »).
- Ne les utilisez jamais pures ! Certaines huiles doivent même être diluées de manière importante dans de l’huile végétale en raison de leur propriété irritante pour la peau en application, sur un sucre, avec une cuillerée à café de miel par voie orale.
- Pour une utilisation en application cutanée, faites un test sur la peau avant toute utilisation : mélangez avec un peu d’huile végétale, appliquez au creux du coude et attendez 24-48h pour voir si une réaction se fait.
- Respectez les doses conseillées pour éviter tout risque de toxicité.


Si les huiles essentielles vous font un peu peur, il n’y a aucun souci : vous trouverez des synergies d’huiles essentielles disponibles par exemple en pharmacie, en fonction de ce que vous souhaitez traiter. Il existe aussi des soins savamment dosés chez Néobulle, adressés aux femmes enceintes, enfants, bébés et toute la famille, que ce soit pour soigner un rhume, apporter de la détente au moment du coucher ou apaiser un coup.


Vous l’aurez compris : les huiles essentielles sont une réelle aide pour soigner les bobos en tout genre, mais elles peuvent aussi être néfastes pour la santé si l’on ne sait pas les manier !

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